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Projet Santé Sécurité

Projet Santé Sécurité : Bienvenue

Par admin chevrollier, publié le vendredi 19 septembre 2014 10:30 - Mis à jour le jeudi 2 juillet 2015 11:47

Descriptif du projet Santé Sécurité
du lycée Chevrollier d’Angers.
2014/2015

 

 

Historique :

 

Ce projet est parti du constat de quelques uns d’entre nous qui ne restons pas insensibles devant des élèves qui arrivent en cours incapables de suivre à cause d’une consommation de stupéfiant, d’alcool ou tout simplement parce que la vie est trop dure à supporter, ou pas simple à vivre. Nous nous trouvons confrontés dans ce grand lycée à des cas d’anorexie, de grossesse précoce, de tentative de suicide ou de suicide tout court…sans aller jusqu’à ces cas extrêmes, nous pensons que notre rôle est de prévenir, non pas de guérir. Le domaine de la sécurité routière nous interpelle également car il est très lié à tous les risques précédemment cités…bref, que pouvons-nous faire pour protéger cette jeunesse sans nous transformer en gendarmes ou en moralistes, rôles qui, outre le fait qu’ils ne soient pas les nôtres, ne sont pas les meilleurs pour faire de la prévention ? L’école a sûrement son rôle à jouer.

            L’idée nous est très vite venue de faire réfléchir les adolescents sur leurs pratiques et plus précisément sur les conduites à risque que nous avons tous connues, ou presque, et auxquelles les adolescents d’aujourd’hui se trouvent peut-être confrontés de plus en plus tôt et de façon plus accrue. Nous avons tout de suite pensé à raccorder cette réflexion à des activités culturelles et notamment à l’écriture, entre autres. Les ateliers d’écriture à Chevrollier sont une véritable tradition .

            Pour le projet santé, nous avons décidé de cibler principalement les élèves de seconde, parce que ce n’est pas une classe à examen, parce que les enseignants ont plus de temps et plus d’heures de cours donc plus de souplesse dans l’élaboration de leur projet annuel et parce que les élèves, bien qu’au courant de ce qui « se fait » n’ont pas encore, pour la plupart, une pratique régulière d’activités à risque.

            Trois classes de seconde sont choisies en fonction des équipes pédagogiques intéressées par le projet, et celui-ci est imposé aux élèves. Un professeur de français impliqué dans chaque classe est essentiel pour les réécritures en classe ou en atelier. Ce qui est formidable, c’est que des enseignants de toute discipline sont engagés dans l’aventure : 3 enseignants d’histoire-géographie, 3 enseignants d’éducation physique et sportive, 3 enseignants de matières scientifiques (maths, physique, biologie) 1 enseignant de langue, 1 enseignant de SES, 1 de Santé social et une infirmière, et tous participent activement à toutes les activités mises en place pour ce projet. Nous essayons aussi dans la mesure du possible d’inclure à notre équipe une des infirmières du lycée car il est important de pouvoir donner aux élèves des réponses claires et professionnelles sur certains points et de proposer une écoute individuelle si le besoin s’en fait sentir.

 

Activités permettant la réflexion sur les conduites à risque et la prise de conscience des élèves :

  • Atelier d’écriture : 2 journées banalisées pour les élèves et l’équipe du projet + 2 journées de formation pour l’équipe.

Les trois classes sont concernées. Nous répartissons les élèves par groupes de 12 à 15 en veillant à mélanger les classes. Chaque groupe est encadré par un ou deux enseignants. Les consignes sont claires et précises, elles amènent progressivement les élèves à écrire, d’abord quelques lignes puis, après une mise en confiance et le partage des écrits dans le groupe, l’écriture se fait plus longue et aussi plus spécifique pour atteindre à des « pré textes » qui seront retravaillés lors d’une 2ème journée par un groupe d’élèves des trois classes. Il est important de sensibiliser les élèves à ce moyen de communication qu’est l’écrit, leur faire comprendre que lorsqu’on écrit, c’est pour être lu et compris et que la qualité de la langue joue un rôle essentiel. Ils s’entraident en général beaucoup pendant ces journées, la prise de conscience de la publication en fin de projet est très efficace.

            En amont de cet atelier pour les élèves, les enseignants concernés par le projet vont en « stage atelier d’écriture », deux journées consécutives encadrées par une professionnelle des ateliers et faisant partie de l’Aleph, Catherine Malard. Pendant ces deux jours, nous écrivons et nous établissons grâce à son aide précieuse, une stratégie pour amener les élèves à écrire autour d’une forme établie et discutée à l’avance : la suite de conte, le récit avec changement de point de vue, le monologue intérieur, le slam, le fait divers, l’épistolaire. Les habitués des ateliers se perfectionnent, les novices apprennent et comprennent mieux les enjeux complexes de la mise à l’écriture.

  • Théâtre forum avec la compagnie « Entrée de jeu »:

Le théâtre aussi est une tradition à Chevrollier et c’est aussi un point fort de notre action. Chaque classe par moitié bénéficie d’un atelier « découverte » de trois heures. Puis, sur le principe du volontariat, quatre à cinq élèves de chaque classe vont s’investir dans un travail long de théâtre forum : 6 fois 3 heures  de préparation et d’écriture + 2 fois 3 heures pour les représentations. Le principe du théâtre forum est l’interactivité. Les élèves jouent des scènes de la vie quotidienne mettant en relief des situations « problèmes » qu’ils ont écrites, liées à des thèmes choisis par les élèves ; ceux qui ressortent le plus souvent sont l’alcoolisation des adolescents mais aussi des parents, la violence, la drogue, la sexualité, l’échec scolaire, les relations entre adolescents ou entre parents et enfants, l’isolement ou le rejet, l’anorexie ou la boulimie… la fin de « l’histoire » est toujours perfectible afin que « ça se termine bien ou mieux » et c’est au public composé des autres élèves de seconde d’intervenir et de proposer des solutions et de venir les jouer, guidés par le comédien.

  • Un atelier de calligraphie

Une professionnelle, Chantal Forgeau, de l’association Scriptoria, vient faire travailler un groupe d’élèves (15 à 20) lors de la deuxième journée banalisée autour des textes écrits lors de la première journée. Ce travail est visible dans le fascicule édité en fin de projet puisque les travaux des élèves l’illustrent.

  • Atelier radio

Cet atelier est animé par des volontaires de l’équipe. Un petit groupe d’élèves enregistre certains des textes écrits par leurs camarades et présentent le projet santé sur le site du lycée.

  • Atelier « chanson

Un professionnel, Emmanuel Travier, vient faire travailler un groupe d’élèves lors de la deuxième journée banalisée à partir des textes écrits en première journée. Une chanson a vu le jour cette année, paroles et musique.

  • Ateliers autour du corps

Les enseignants d’éducation physique et sportive proposent des ateliers de relaxation et d’apprentissage de la confiance en l’autre, en acrobatie par exemple.

  • Un spectacle sur les risque des nouvelles technologies.
  • Visionnage de films abordant les dangers d’Internet et sur l’alcoolisme.
  • Rencontre avec Auguste Charrier de l’association La Croix d’Or.

 Au cours du premier trimestre, M. Charrier vient rencontrer les élèves dans l’amphi du lycée, il raconte son histoire d’ancien malade alcoolique avec des mots simples et touchants. Sa générosité et sa franchise font que les élèves apprécient beaucoup ce moment. Ils posent des questions auxquelles M. Charrier répond en toute sincérité. Une infirmière du lycée est en général présente pour compléter l’information, donner des adresses ou des numéros de téléphone où il est possible de s’adresser en toute sécurité.

  • Spectacle prévention de l’audition

Les 3 classes assisteront, si leur candidature est retenue à un spectacle dans la salle du Chabada. Ce spectacle musical « Peace and lobe » a pour objectif de faire prendre conscience aux adolescents que leur capital auditif est précieux et que s’il se détériore, ce sera définitif.

  • Les effets des drogues

Nous souhaitons faire intervenir une association pour une information sur les effets des produits dopants et stupéfiants, sur le corps et le cerveau.

  • La sécurité routière : Lionel Chauveau.

Une discussion avec des délégués de la préfecture autour du court métrage Insoutenable mettant en exergue les conséquences de l’inconscience  quand on conjugue alcool et volant…

 

Organisation :

            Les enseignants qui s’investissent dans ce projet sont volontaires. Ils participent à des réunions de mise en place, donnent des idées, encadrent les activités.

            Le plus difficile, c’est de faire le lien entre tous, mais aussi avec les autres professeurs des 3 classes, avec la vie scolaire, prévoir et prévenir des absences des élèves, des professeurs, s’organiser.

            Le proviseur et l’administration du lycée soutiennent de façon conséquente ce projet, par la confiance accordée à l’équipe, par leur présence en cas de difficulté, par des autorisations d’absence, d’occupation des locaux, par l’investissement des proviseurs adjoints, du personnel de la comptabilité et du secrétariat, par une aide au financement du projet.

           

 

 

Catherine Delesalle

 

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